Claudie Mohamed

Portrait croisé : claudie et mohamed

L’un accueille, l’autre est accueilli. À l’origine de leur relation, aujourd’hui très familiale, un besoin d’hébergement. Second jeune pris en charge par Claudie (après Mikael, résidant aujourd’hui à Paris), Mohamed voit directement en cette dame, âgée de 82 ans, une seconde mère. « Elle me donne tout ce dont j’ai besoin. En échange, je l’aide à porter les courses (notamment quand les paniers sont lourds) et parfois d’autres choses, si je le peux. », confie le jeune bénéficiaire de Famille au grand cœur. Des mots, Claudie en a aussi pour qualifier ce lien, “au coeur de l’humain” à ce dernier : « courageux, déterminé et intelligent ». « Nous avons des bons rapports et, après quelques mises au point, j’espère que cette amitié va durer longtemps. », exprime-t-elle. On le souhaite également.

Qui sont-ils ?

Jeune demandeur d’asile de 28 ans (en cours de procédure), Mohamed Daffe découvre Famille au grand coeur sur Internet, dès son arrivée en France. Là-bas, il y trouve tout ce qu’il cherche, à savoir une communauté, une aide sociale et psychologique, mais surtout une nouvelle famille. « Son parcours difficile et douloureux a laissé des séquelles, qui s’estompent avec le temps, sauf la vue d’un œil. », explique d’ailleurs Claudie, à ce propos. En remerciement du soutien apporté, Mohamed tente aujourd’hui (comme membre du conseil d’administration, notamment) de rendre la pareille, en se mobilisant pour l’association et en particulier pour les jeunes « qui ont eu les mêmes difficultés que moi ».

Mohamed en quelques mots : Mohamed aime le football et la langue française. Quand il était encore dans son pays, il travaillait comme maçon-peintre.

L’info en + : Récemment, Mohamed a témoigné pour La Voix des assos.

De son côté, Claudie Jouineau, adepte de lithothérapie et de Reiki, découvre officiellement Famille au grand coeur en août 2021. À l’époque, elle hébergeait Sara, par l’intermédiaire de Airbnb, qui lui a parlé de l’association. De fil en aiguille, elle rencontre Nicolas Noguier, un des quatre coordinateurs, et devient rapidement famille d’accueil. « Je n’ai absolument pas réfléchi. Mon coeur a répondu spontanément. », confie-t-elle. Une belle aventure qui ne devrait pas s’arrêter de sitôt !

L’info en + : Récemment, Claudie a témoigné pour France Bleu Hérault.

Plus d'articles

Leur seul refuge est en danger !

Pour maintenir l’accueil de jour et continuer à accompagner ces 50 jeunes chaque semaine, nous devons réunir 50 000 euros en deux mois .

Ce financement est indispensable pour garantir la continuité des activités et éviter une fermeture qui aurait des conséquences directes pour les jeunes accompagnés.

Malgré ces difficultés, notre engagement auprès des jeunes n’a jamais faibli.

Leur vie après l’obtention de leur statut​

Que deviennent les jeunes réfugiés LGBT accueillis par Famille au Grand Cœur, après l’obtention de leur statut de réfugié ? Trois d’entre eux témoignent de leur nouvelle vie et surtout de leur indéfectible attachement à « La Famille » comme ils l’appellent.

Le PIC, la voie vers l’intégration

En place depuis le début de l’année 2024, le PIC (Parcours Intégration Citoyenneté) encadre désormais l’accompagnement de tous les jeunes accueillis par Famille au Grand Cœur. « Nous l’avons instauré suite à la nouvelle loi immigration, qui met l’accent sur l’engagement citoyen et la maîtrise du français », explique Anaïs. Pour satisfaire au mieux à cette exigence, chaque jeune s’engage via ce PIC à réaliser une mission de bénévolat par semaine, à participer à au moins une activité de l’association (jardinage, cours d’histoire, informatique) et à suivre le cours de français, y compris pour les francophones.