Sandrine et Hamid

Portrait croisé : SANDRINE ET Hamid

L’un est aidé, l’autre est aidant. À l’origine de leur premier échange (associatif), un lieu… ou plutôt une pièce. Sandrine et Hamid se rencontrent au local de Famille au grand cœur, dans le cadre d’une séance d’accompagnement psychologique. « J’accompagne et écoute les jeunes dans un espace de parole confidentiel, SAFE et sans jugement. Je peux aussi leur donner quelques conseils pour les aider à trouver de nouveaux repères dans leur intégration en France. », raconte la spécialiste. C’est justement de cette manière que Hamid a bénéficié des services de la psychopraticienne, dont il n’hésite pas à profiter, chaque semaine. « Au fil des séances, la confiance s’installe. [Dès lors], je peux aborder leur parcours, souvent traumatisant, accueillir leurs émotions et, ainsi, en apprendre davantage sur eux. Et ce, afin d’entrevoir un avenir plus serein, pour eux  » exprime-t-elle. « Évidemment, chacun y va à son rythme, sans pression ni contrainte. Je leur laisse le temps nécessaire pour cheminer.» ajoute-t-elle. Et, le jeune demandeur d’asile n’échappe, assurément, pas à ce process, adéquat et libre. 

Qui sont-ils ?

Jeune demandeur d’asile gay de 28 ans, Hamid Bangura reçoit l’aide de l’association Famille au grand cœur, depuis fin 2021. Dans ses souvenirs, c’est grâce à son ancien petit-ami qu’il a connaissance de la structure, pertinente pour l’accompagner dans son parcours pour obtenir le statut de réfugié. Dans le cadre de sa procédure, il met toutes les chances de son côté pour parfaire son intégration dans le pays d’accueil. Pour cela, il participe aux nombreuses activités, il représente l’association lors de divers évènements (la plénière du Conseil national pour les personnes accompagnées, dite CNPA, pour citer le dernier). Et, ce n’est pas prêt de s’arrêter, maintenant qu’il fait partie du conseil d’administration… To be continued, then. 

De son côté, Sandrine, psychopraticienne de formation, a connu Famille au grand cœur au hasard d’une balade dans les rues de Montpellier (j’habite à 300 m de la structure), fin 2021. « Curieuse, j’ai transmis mon CV et une lettre de présentation dans la boîte postale. Rapidement, Thomas, second président de l’association, et Nicolas, un des coordinateurs, m’ont contacté, la rencontre s’est faite, et j’ai pris mes fonctions au local », confie-t-elle. Comme quoi, le hasard fait bien les choses. En quelques mois, elle trouve sa place auprès des jeunes, par son professionnalisme d’abord, son humanité ensuite. « En dehors des séances, je participe parfois aux anniversaires, je fais des accompagnements à l OFPRA, je propose des ateliers de découverte de pratique de relaxation, de méditation, de marche thérapeutique. », exprime-t-elle. Que c’est beau !

Le plus de Sandrine : « J’aime les voyages, les animations culturelles, la lecture, le cinéma, les rencontres. En somme, j’apprécie la vie sous toutes ses formes. »

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Leur seul refuge est en danger !

Pour maintenir l’accueil de jour et continuer à accompagner ces 50 jeunes chaque semaine, nous devons réunir 50 000 euros en deux mois .

Ce financement est indispensable pour garantir la continuité des activités et éviter une fermeture qui aurait des conséquences directes pour les jeunes accompagnés.

Malgré ces difficultés, notre engagement auprès des jeunes n’a jamais faibli.

Leur vie après l’obtention de leur statut​

Que deviennent les jeunes réfugiés LGBT accueillis par Famille au Grand Cœur, après l’obtention de leur statut de réfugié ? Trois d’entre eux témoignent de leur nouvelle vie et surtout de leur indéfectible attachement à « La Famille » comme ils l’appellent.

Le PIC, la voie vers l’intégration

En place depuis le début de l’année 2024, le PIC (Parcours Intégration Citoyenneté) encadre désormais l’accompagnement de tous les jeunes accueillis par Famille au Grand Cœur. « Nous l’avons instauré suite à la nouvelle loi immigration, qui met l’accent sur l’engagement citoyen et la maîtrise du français », explique Anaïs. Pour satisfaire au mieux à cette exigence, chaque jeune s’engage via ce PIC à réaliser une mission de bénévolat par semaine, à participer à au moins une activité de l’association (jardinage, cours d’histoire, informatique) et à suivre le cours de français, y compris pour les francophones.